Je suis étudiante en finance à l’IESEG, spécialisée en contrôle de gestion. Ce témoignage d’une étudiante de l’IESEG n’est ni un classement ni une fiche d’école : c’est le debrief de ce que j’y ai vraiment vécu, des études à l’associatif en passant par le stage et la césure. Je l’écris pour toi qui ne sais pas encore où candidater.
Comment je suis arrivée à l’IESEG
Je suis entrée en première année par le concours Accès, avec des écrits et des oraux organisés par l’école, dans le Programme Grande École (5 ans après le bac). J’hésitais avec d’autres écoles de commerce et avec les classes prépa.
Mes parents sont ingénieurs : ils ne savaient pas vraiment en quoi consistait une école de commerce. Ils m’ont soutenue parce qu’ils voyaient ma motivation.
Le concours a changé. J’ai passé des épreuves écrites, mais ce n’est plus le cas. Depuis la session 2027, le concours Accès ne comporte plus d’épreuves écrites : la sélection se fait sur dossier Parcoursup (notes de Première et de Terminale, épreuves anticipées de français et de maths, fiche Avenir), puis par des oraux dans chaque école. Le détail est sur la page Préparer les concours.
Les études : l’anglais arrive petit à petit
Si l’anglais te fait peur, voilà comment ça s’est passé pour moi. Il arrive progressivement : environ 25 % des cours en anglais au premier semestre, 50 % au deuxième, puis 100 % dès la deuxième année (S3).
L’intégration s’est très bien passée, grâce aux soirées organisées par les associations et au week-end d’intégration.
La matière qui a décidé de ma voie
Au S3, j’ai eu « Fundamentals of Financial Accounting ». C’était ma toute première matière de finance (depuis, il y en a plus tôt dans le cursus), et ça a été une révélation.
Je savais ensuite que je voulais la finance d’entreprise. J’ai regardé ce qui existait et ce qui correspondait le mieux aux missions dont je rêvais : c’est comme ça que j’ai choisi le contrôle de gestion. Si tu veux voir à quoi ressemblent ces métiers, tout est sur la page Spécialisations et dans les fiches métiers.
La vie associative : trésorière du Bureau des Arts
J’ai rejoint la trésorerie du Bureau des Arts (BDA) grâce aux listes associatives. J’ai listé tard, en master, alors que ça se fait normalement plutôt en première, deuxième ou troisième année au plus tard.
Concrètement, mon rôle, c’est :
- élaborer et suivre le budget prévisionnel de l’association
- gérer la trésorerie, les dépenses et les recettes
- suivre les paiements, les remboursements et les justificatifs
- construire les budgets des différents événements et projets
- arbitrer les dépenses selon les ressources disponibles et les priorités
- travailler avec la présidence et les pôles pour que les projets restent viables financièrement
Le temps que ça prend : environ 3 heures par semaine pendant les campagnes associatives, et environ 1 heure par semaine pendant le mandat. Ça peut monter la semaine d’un de nos événements.
Ce que ça m’a appris que les cours ne m’auraient pas appris :
- L’autonomie. Personne ne vérifie à ta place que les justificatifs sont là ou que le budget tient.
- Arbitrer avec des ressources limitées. Dire oui à un projet, c’est souvent dire non à un autre.
- Travailler avec des gens qui ont d’autres priorités que les chiffres, sans jamais perdre de vue que le budget doit tenir.
Mon stage en contrôle de gestion : pas par la voie dont je rêvais
Je préfère être honnête : j’ai trouvé mon stage grâce aux contacts de ma famille. Ce n’est pas la manière qui me satisfait le plus. Avant ça, j’avais tout essayé pour en trouver un par moi-même, et ça ne s’était pas fait.
Ce que j’en retiens : trouver un stage demande de la motivation et de la persévérance, et ça peut passer par des chemins qu’on n’avait pas prévus.
La césure : pourquoi presque tout le monde en fait une
C’est le point que personne ne m’avait expliqué avant d’entrer. À l’IESEG, pour être diplômé du Programme Grande École, il faut valider un stage de 6 mois à l’étranger et un échange académique d’au moins un semestre. Les deux, pas l’un ou l’autre.
Le problème, c’est la durée des stages. Dans mon cursus, ils durent de 1 à 3 mois en première année, de 2 à 4 mois en deuxième année, 4 mois en troisième année, puis 6 mois pour le stage de fin d’études. Déjà, trouver des stages aussi courts n’est pas simple, et à l’étranger, c’est dur.
C’est pour ça que la majorité des étudiants font une année de césure, soit entre la troisième année et le master 1, soit entre le master 1 et le master 2. Elle sert à faire les 6 mois de stage à l’étranger, plus 6 mois de stage pour se professionnaliser davantage. J’ai fait le même choix : je prends moi aussi ma césure.
Ce qui est dur, et que les brochures ne disent pas
- Le prix est conséquent, mais l’enseignement est bon. Tu peux comparer avec d’autres écoles sur la page Écoles de commerce.
- Les périodes d’examens sont intenses, d’autant plus que le niveau augmente au fil des années. Le reste de l’année est supportable.
- Les stages courts à l’étranger sont difficiles à trouver, comme je l’expliquais plus haut.
Referais-je le même choix ?
Je rechoisirais l’IESEG mille fois. J’y ai rencontré des amis, un très grand réseau, et j’y ai acquis des compétences personnelles et professionnelles.
Mon conseil si tu hésites entre l’IESEG et une autre voie
- Ne choisis pas sur le classement seul. Demande-toi si l’environnement te ressemble : la langue des cours, la place de l’international, la vie associative, le budget.
- Parle à des étudiants de l’école, ou va à une journée portes ouvertes si tu peux. Un témoignage comme celui-ci donne un point de vue, pas la vérité.
- Regarde les contraintes réelles du cursus, pas seulement les points forts affichés. Ici, par exemple, l’international est obligatoire et le coût est important.
- Garde en tête que plusieurs voies mènent aux mêmes métiers. Tu peux comparer les options sur la page Écoles, prépa, BTS, BUT.
Tu ne sais pas encore quelle voie te correspond ? Fais le test Trouve ta voie.